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Kinésithérapeutes : les nouvelles règles 2026 de déontologie

Publié au Journal officiel le 7 février 2026, le décret n° 2026-62 du 5 février 2026 met à jour plusieurs dispositions du code de déontologie des masseurs-kinésithérapeutes, intégré au Code de la santé publique.

Ce texte, élaboré à partir d’une proposition du Conseil national de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes et examiné par le Conseil d’État, vise principalement à clarifier certaines obligations professionnelles et renforcer la protection des patients.

Il modifie notamment les règles relatives à la non-discrimination, au signalement des violences, au remplacement et à la terminologie utilisée dans la relation de soin.

Une mise à jour du code de déontologie pour adapter la profession

Le décret s’inscrit dans une volonté d’harmoniser les règles déontologiques des masseurs-kinésithérapeutes avec celles des autres professions de santé, tout en apportant davantage de lisibilité dans certaines situations concrètes rencontrées en cabinet.

Dans les faits, il ne crée pas uniquement de nouvelles obligations. Il clarifie et précise des principes déjà présents dans la déontologie, afin d’éviter les interprétations ambiguës dans la pratique quotidienne.

Plusieurs évolutions concernent directement l’exercice libéral :

Une obligation de non-discrimination clarifiée
Un principe réaffirmé dans le Code de la santé publique

Le décret rappelle que le masseur-kinésithérapeute doit examiner, conseiller ou soigner chaque patient avec la même conscience, sans opérer de discrimination.

Le texte précise également que le professionnel doit adopter une attitude correcte et attentive envers toute personne soignée.

Des implications concrètes dans l’exercice

Dans la pratique, la discrimination n’apparaît pas toujours sous la forme d’un refus explicite de soin. Elle peut aussi se manifester de manière plus indirecte, par exemple :

La nouvelle rédaction vise donc à clarifier les obligations du professionnel et à encourager une organisation de cabinet transparente et justifiable.

Violences et maltraitance : un devoir d’action renforcé
Un cadre plus précis pour le signalement

Lorsqu’un masseur-kinésithérapeute présume qu’une personne est victime de violences, de sévices, de privations ou de mauvais traitements, il a désormais l’obligation d’agir par tout moyen pour protéger la victime.

Le texte prévoit notamment la possibilité de :

Le rôle du consentement et les exceptions

En principe, le professionnel doit recueillir l’accord de la personne concernée avant d’effectuer un signalement.

Toutefois, ce consentement n’est pas nécessaire lorsque :

Dans le cas particulier des violences conjugales, le praticien doit tenter d’obtenir l’accord de la victime majeure. Si cela n’est pas possible, il doit l’informer du signalement réalisé.

Une protection juridique pour le professionnel

Le décret prévoit également qu’un signalement effectué de bonne foi ne peut engager la responsabilité disciplinaire du kinésithérapeute.

Cette disposition vise à sécuriser les professionnels de santé, souvent confrontés à des situations complexes où la protection de la victime doit primer.

Remplacement : un encadrement renforcé

Le décret rappelle que le remplacement d’un kinésithérapeute doit rester une situation temporaire.

Un nouvel alinéa précise que le recours au remplacement ne doit pas conduire à une mise en gérance du cabinet, pratique interdite par le code de déontologie.

L’objectif est d’éviter des situations dans lesquelles un cabinet serait exploité de manière permanente par un remplaçant, alors que la responsabilité professionnelle reste attachée au titulaire.

Au-delà de la règle juridique, cette évolution vise à garantir :

De « clientèle » à « patientèle » : une évolution symbolique

Le décret remplace également le terme « clientèle » par « patientèle » dans plusieurs articles du code de déontologie. Ce changement peut sembler purement sémantique, mais il reflète une évolution importante : la relation entre le kinésithérapeute et la personne soignée est avant tout une relation de soin, et non une relation commerciale.

Cette harmonisation rapproche la profession des autres professions médicales et paramédicales.

Ce qu’il faut retenir pour les kinésithérapeutes

La réforme du code de déontologie ne bouleverse pas l’exercice des kinésithérapeutes, mais elle clarifie plusieurs obligations importantes.

Trois points méritent particulièrement l’attention des praticiens :

Si vous êtes kinésithérapeute libéral et que vous souhaitez être accompagné dans la gestion de votre activité, Serelyon est à vos côtés pour vous conseiller à chaque étape de votre exercice. N’hésitez pas à nous contacter pour échanger sur votre situation et sécuriser la gestion de votre cabinet.

L’Équipe SERELYON

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