Une progression du nombre de médecins désormais confirmée
Les dernières données de l’Atlas de la démographie médicale 2026 (par le Conseil national de l’Ordre des médecins) confirment un élément important : le nombre de médecins en activité en France est en hausse.
Au 1er janvier 2026, on recense 245 847 médecins en activité, soit une augmentation de 1,9 % sur un an, représentant environ 4 600 praticiens supplémentaires.
Cette dynamique s’inscrit dans une tendance de fond :
- une progression de 14 % depuis 2010
- une croissance projetée pouvant atteindre +40 % à l’horizon 2040
Cette évolution marque la sortie progressive d’une période de tension liée à la baisse des effectifs, notamment chez les médecins en activité régulière (hors retraités actifs et remplaçants), dont les effectifs repartent également à la hausse.
Les effets des politiques de formation commencent à produire leurs résultats
Cette amélioration s’explique en grande partie par la transformation des politiques de formation médicale.
Le numerus clausus, qui limitait fortement le nombre d’étudiants en médecine depuis les années 1970, a été progressivement supprimé. Il a été remplacé par des dispositifs plus souples, conduisant à une augmentation significative du nombre d’étudiants.
En 2026, environ 12 000 étudiants accèdent à la deuxième année de médecine, contre seulement 3 500 dans les années 1990.
Conséquence directe :
- un renouvellement progressif des générations
- une baisse de l’âge moyen des médecins (47,5 ans en 2026 contre plus de 50 ans en 2010)
Une transformation structurelle de la profession médicale
Au-delà des effectifs, la profession connaît des mutations profondes.
Pour la première fois, les femmes deviennent majoritaires parmi les médecins en activité, représentant plus de 50 % des effectifs.
Cette évolution s’accompagne de changements dans les modes d’exercice :
- recherche d’un meilleur équilibre entre vie professionnelle et personnelle
- développement du travail en équipe (maisons de santé, cabinets groupés)
- diminution du modèle du médecin exerçant seul avec une forte amplitude horaire
Ces transformations influencent directement :
- l’organisation des cabinets
- la charge de travail effective par praticien
- les besoins en structuration et en gestion
Dans ce contexte, les enjeux de pilotage financier, de fiscalité et d’organisation deviennent centraux pour les médecins et professionnels de santé.
Une répartition des médecins toujours très inégale selon les territoires
Malgré l’augmentation globale du nombre de médecins, la question de leur répartition reste un enjeu majeur. La croissance des effectifs ne bénéficie pas uniformément à l’ensemble du territoire.
Des territoires dynamiques qui concentrent l’offre de soins
Certains départements tirent profit de cette hausse, notamment ceux disposant d’infrastructures hospitalo-universitaires et d’un environnement économique attractif.
C’est notamment le cas :
- du Rhône (+12,5 %)
- de la Savoie (+29,2 %)
- du Bas-Rhin (+19,3 %)
- de la Moselle (+20,6 %)
Ces territoires attirent davantage de jeunes médecins et bénéficient d’un renouvellement plus rapide des effectifs.
Des zones en recul ou en stagnation
À l’inverse, plusieurs départements connaissent une situation plus fragile, voire une dégradation relative de leur densité médicale.
Parmi les territoires concernés :
- l’Ain (-11 %)
- l’Ardèche (-8,6 %)
- la Haute-Saône (baisse de densité)
- le Jura ou les Vosges (faible progression)
Ces zones cumulent souvent :
- une attractivité limitée
- une population médicale vieillissante
- des difficultés d’installation pour les nouveaux praticiens
Les déserts médicaux : un enjeu d’aménagement du territoire
La notion de désert médical dépasse la seule question du nombre de médecins.
Elle renvoie plus largement à des déséquilibres territoriaux :
- accès aux services publics
- dynamisme économique local
- qualité des infrastructures
La concentration des médecins dans les zones urbaines s’explique notamment par :
- la présence d’équipements (hôpitaux, écoles, transports)
- les opportunités professionnelles pour les conjoints
- l’accès à une offre culturelle et éducative
À l’inverse, certaines zones rurales ou périurbaines peinent à attirer durablement de nouveaux praticiens.
Outre-mer : des disparités encore plus marquées
Les territoires ultramarins illustrent de manière encore plus nette ces inégalités.
En 2026 :
- environ 3,7 % des médecins exercent en Outre-mer
- des écarts significatifs existent entre les territoires (La Réunion, Guyane, Antilles)
Ces zones font face à des contraintes spécifiques :
- isolement géographique
- tensions sur les infrastructures de santé
- difficultés de recrutement et de maintien des professionnels
Quelles pistes pour améliorer l’accès aux soins ?
L’augmentation du nombre de médecins ne suffit pas à corriger les déséquilibres territoriaux. Plusieurs leviers sont aujourd’hui envisagés.
Le développement des structures de soins coordonnées
L’objectif affiché est de renforcer l’exercice collectif, notamment via :
- les maisons de santé pluriprofessionnelles
- les centres de santé
Un objectif de 5 000 structures de ce type a été évoqué à l’horizon 2027.
Les dispositifs d’incitation à l’installation
Des mesures existent déjà pour encourager l’installation dans les zones sous-dotées :
- aides financières
- accompagnement administratif
- dispositifs territoriaux
Leur efficacité reste toutefois variable.
Le débat sur la régulation de l’installation
Plusieurs propositions législatives ont récemment été adoptées pour encadrer l’installation des médecins :
- autorisation préalable dans certaines zones
- obligation d’exercice partiel en zone déficitaire
Ces mesures suscitent néanmoins des débats importants au sein de la profession.
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- le choix du mode d’exercice
- l’optimisation des revenus et de la trésorerie
Dans un contexte marqué par des mutations démographiques et territoriales, s’appuyer sur un partenaire spécialisé permet de gagner en visibilité et en sérénité.
L’Équipe SERELYON

